Les villes adultes, les provinces parents
On dit souvent que les municipalités sont le palier le plus proche des citoyens. C’est vrai. Mais c’est aussi celui qu’on traite comme un ado éternel : assez vieux pour prendre des responsabilités, mais jamais assez pour qu’on le laisse voler de ses propres ailes.
Les provinces, parents trop collants
Depuis toujours, les provinces se comportent comme les “parents” de leurs villes. Elles les créent, les encadrent, et surtout, elles limitent leur autonomie. Mais comme un enfant qui grandit, vient un moment où il faut laisser aller. Et ce moment-là, pour nos municipalités, il est arrivé depuis longtemps.
On ne peut pas demander à une ville de gérer des enjeux lourds comme :
- le logement,
- l’itinérance,
- la mobilité,
- ou même la sécurité publique,
… tout en lui donnant une simple allocation de survie. C’est comme envoyer ton ado faire l’épicerie pour toute la famille avec 20$ en poche.
Les élus municipaux, mal outillés
Et le problème n’est pas que financier. Les élu·es municipaux manquent cruellement de soutien humain et technique. Au fédéral et au provincial, un élu peut compter sur :
- des recherchistes,
- des communicateurs,
- des rédacteurs,
- des conseillers politiques.
Au municipal? Rien de tout ça, ou presque. Un conseiller doit tout apprendre sur le tas, souvent sans mentorat, tout en jonglant avec des dossiers complexes qui dépassent largement son mandat initial. Et pire encore : dans beaucoup de villes au Québec, les budgets discrétionnaires pour obtenir de l’expertise externe sont inexistants. Comment s’attendre à une gouvernance éclairée si on prive les élus municipaux des outils de base pour comprendre et agir?
Une injustice flagrante
On le sait. C’est répandu. Mais les provinces maintiennent ce système. Elles se retirent de certaines responsabilités sociales… puis les refilent aux municipalités. Et après? Elles refusent de donner les moyens financiers et humains pour les assumer correctement. C’est une injustice flagrante. Et c’est une des raisons pour lesquelles les villes peinent à répondre aux besoins réels de leurs citoyens.
Il est temps
Il est temps de revoir, reformuler et redistribuer :
- les rôles,
- les responsabilités,
- et surtout, l’argent.
Parce que les villes, c’est là où le monde vit. Et tant qu’on les traitera comme des enfants, on condamnera nos communautés à vivre avec des moyens qui ne correspondent pas à leurs réalités.
Les municipalités ne sont plus des ados dépendants. Elles sont prêtes à être traitées comme des adultes. provinces parents
On dit souvent que les municipalités sont le palier le plus proche des citoyens. C’est vrai. Mais c’est aussi celui qu’on traite comme un ado éternel : assez vieux pour prendre des responsabilités, mais jamais assez pour qu’on le laisse voler de ses propres ailes.
Les provinces, parents trop collants
Depuis toujours, les provinces se comportent comme les “parents” de leurs villes. Elles les créent, les encadrent, et surtout, elles limitent leur autonomie. Mais comme un enfant qui grandit, vient un moment où il faut laisser aller. Et ce moment-là, pour nos municipalités, il est arrivé depuis longtemps.
On ne peut pas demander à une ville de gérer des enjeux lourds comme :
- le logement,
- l’itinérance,
- la mobilité,
- ou même la sécurité publique,
… tout en lui donnant une simple allocation de survie. C’est comme envoyer ton ado faire l’épicerie pour toute la famille avec 20$ en poche.
Les élus municipaux, mal outillés
Et le problème n’est pas que financier. Les élu·es municipaux manquent cruellement de soutien humain et technique. Au fédéral et au provincial, un élu peut compter sur :
- des recherchistes,
- des communicateurs,
- des rédacteurs,
- des conseillers politiques.
Au municipal? Rien de tout ça, ou presque. Un conseiller doit tout apprendre sur le tas, souvent sans mentorat, tout en jonglant avec des dossiers complexes qui dépassent largement son mandat initial. Et pire encore : dans beaucoup de villes au Québec, les budgets discrétionnaires pour obtenir de l’expertise externe sont inexistants. Comment s’attendre à une gouvernance éclairée si on prive les élus municipaux des outils de base pour comprendre et agir?
Une injustice flagrante
On le sait. C’est répandu. Mais les provinces maintiennent ce système. Elles se retirent de certaines responsabilités sociales… puis les refilent aux municipalités. Et après? Elles refusent de donner les moyens financiers et humains pour les assumer correctement. C’est une injustice flagrante. Et c’est une des raisons pour lesquelles les villes peinent à répondre aux besoins réels de leurs citoyens.
Il est temps
Il est temps de revoir, reformuler et redistribuer :
- les rôles,
- les responsabilités,
- et surtout, l’argent.
Parce que les villes, c’est là où le monde vit. Et tant qu’on les traitera comme des enfants, on condamnera nos communautés à vivre avec des moyens qui ne correspondent pas à leurs réalités.
Les municipalités ne sont plus des ados dépendants. Elles sont prêtes à être traitées comme des adultes.
— Sylvie Goneau
